Outil SIAE : « Accéder aux marchés »

Répondre à un marché public étape par étape

Rares sont les acheteurs qui pensent spontanément à votre structure et qui vous contactent pour vous faire connaître leurs besoins en prestations. Pour pouvoir donc saisir les opportunités des marchés publics ou privés, il faut mettre en place un système de veille qui vous permettra de détecter les publicités correspondant à vos services et produits, émises par les acheteurs publics sous forme d’avis d’appel (public) à la concurrence – AAPC.

Les différentes méthodes de veille :

1- Veille automatisée gratuite sur les plateformes de consultations des AAPC

Depuis le 1er octobre 2018, tous les marchés publics dont le montant estimé au-dessus de 40 000 € HT doivent être publiés sur une plateforme en ligne, appelée profil d’acheteurs. Les entreprises qui souhaitent répondre à ce marché doivent également répondre via le profil d’acheteurs, et tous les échanges sont dématérialisés.

La plupart des plateformes de marchés permettent de paramétrer des alertes e-mails afin de recevoir des avis de marchés correspondant à un périmètre géographique précis, à des mots clés en lien avec votre activité, à des règles précises de passation de la procédure des marchés, etc. Le paragraphe « Pré-sélectionner les avis de marchés qui correspondent le plus à votre offre commerciale » de cet outil peut vous donner des indications sur les mots-clés à choisir.

Sélection de plateformes de consultations d’avis de marchés

  • Ted, supplément au JOUE, pour les marchés d’une valeur estimée au-dessus de 144 000 € HT, (la recherche avancée permet de sélectionner précisément les avis concernant les territoires de la Seine-Saint-Denis) : www.ted.europa.eu/TED/search/searchResult.do
  • AWS, filiale du groupe ACH@T SOLUTIONS, premier groupe français exclusivement dédié à la gestion des achats et marchés publics : www.marches-publics.info/entreprises-veille.htm
  • <strongBOAMP, de la DILA : www.boamp.fr
  • Marché online du groupe Infopro Digital qui recense également gratuitement les avis publiés sur BOAMP et JOUE, puis, sous conditions, sur Le Moniteur, L’Usine nouvelle, L’argus de l’assurance, LSA commerce & consommation, Neo restauration, ainsi que dans divers titres de la presse régionale : www.marchesonline.com
  • PLACE, plate-forme de dématérialisation des procédures de marchés de l’Etat : www.marches-publics.gouv.fr
  • Maximilien, le portail des marchés publics franciliens : www.marches.maximilien.fr
    Bon à savoir : le portail Maximilien propose également une bourse à la co-traitance et à la sous-traitance, qui peut être intéressante s’il vous manque une compétence ou une qualification.
  • Portail des marchés publics du département de la Seine-Saint-Denis : www.marchespublics.seinesaintdenis.fr
  • Société du Grand Paris, l’entreprise publique créée par l’État pour piloter le projet du Grand Paris Express : www.societedugrandparis.fr/sgp/offres-de-marches-25

Conseil à ne pas oublier : paramétrez également une veille des avis d’attribution

Elle vous permet de connaître :

  • le nom des titulaires de marchés pour lesquels votre candidature n’a pas été retenue. Cela vous donne meilleure visibilité sur vos concurrents directs.
  • les noms des titulaires de grands marchés pour lesquels vous n’avez pas posé de candidature, dans l’objectif de proposer aux entreprises titulaire une offre de sous-traitance.

2- Veille délibérée grâce à la consultation régulière des sites Internet des acheteurs potentiels et des journaux régionaux et spécialisés

Presque tous les acheteurs publics, et en premier lieu les collectivités locales, publient leurs avis sur une page « Marchés publics », accessible via leur page d’accueil.

Certains acheteurs publient leurs avis de marchés dont la valeur est estimée au-delà de 90 000 € dans les JAL. Vous trouverez la liste des JAL de la Seine-Saint-Denis sur le site officiel des annonces légales d’entreprises : www.actulegales.fr/departements/93.

Les annonces concernant les marchés à procédures adaptées (MAPA) supérieurs à 40 000 € et devant obligatoirement faire l’objet d’une publicité, peuvent être publiées librement par l’acheteur, en fonction de l’objet du marché et de son montant :

  • dans un journal local
  • sur un site Internet ou des publications spécialisées dans le domaine des marchés publics
  • dans un journal de la presse professionnelle spécialisée dans le domaine de l’objet du marché (bâtiment, informatique, communication, sécurité…).

3- Veille payante via un abonnement à un prestataire privé

Pour un coût de 2000 à 3000 € par an, certains prestataires ont développé des applications leur permettant de cibler des avis davantage adaptés à l’offre commerciale de votre structure. Voici une sélection de prestataires privés :

  • Klekoon
  • Vecteur plus, du groupe Infopro Digital
  • DoubleTrade, du groupe Intescia
  • Sepao, de Jurismarchés

Astuce ne pas oublier : faites référencer votre structure auprès des acheteurs potentiels afin qu’ils prennent l’initiative de vous contacter en cas de besoin 

Certains acheteurs recensent des prestataires potentiels dans l’objectif de mutualiser les contacts dans une base de données interne à leur organisation, destiné à leurs collaborateurs en charge des achats, qui peuvent alors s’y référer pour faire leur sourcing en cas de besoin.

Ce référencement est particulièrement intéressant pour les marchés qui ne sont pas soumis à l’obligation de publicité parce que leur valeur est estimée à moins de 40 000 € par exemple.

Comment se référencer auprès des différents services de l’Etat :

Le guichet unique achats de l’État vise à faciliter la mise en contact entre les entreprises et les acheteurs de l’Etat dans les ministères, les plateformes régionales achat et les établissements publics de l’État. Il permet aux entreprises :

  • de faire connaître leurs produits ou services ;
  • d’échanger avec des acheteurs potentiellement intéressés.

Pour être contacté par un acheteur de l’État, il vous suffit de compléter le formulaire en ligne en fonction de votre offre, majoritairement « standard » ou plutôt innovante. Le guichet vous mettra en lien avec un acheteur familier de votre domaine d’activité au sein de l’Etat dans un délai de 15 jours ouvrés à partir de l’identification d’un interlocuteur.

Attention : conformément à la réglementation, ces contacts ne sont possibles qu’en dehors des périodes pour lesquelles des avis d’appel public à la concurrence sont en cours sur votre domaine d’activité et pour lesquels vous avez soumissionné.

Avant même de télécharger le DCE, l’avis de publicité du marché vous donne les premières indications sur la pertinence d’approfondir l’analyse du marché par rapport à votre offre commerciale. Avec souvent plus de 60 paragraphes, les avis sont cependant un peu fastidieux à éplucher. Il n’est pour autant pas nécessaire de lire tous les avis dans le détail pour savoir lesquels télécharger, car la plupart sont désormais rédigés sur une base européenne commune, ce qui facilite le repérage d’informations pertinentes.

Ci-dessous vous trouverez des indications sur les paragraphes d’un avis type qui vous permettent de relever les informations les plus significatives dans un premier temps.

Type de prestation recherchée par l’acheteur :

  • « Objet » (souvent il s’agit de la section II de l’avis), sous :
    • « Intitulé »
    • « Type de marché » : service, fourniture ou travaux
    • « Description succincte »
    • « Code CPV » (vocabulaire commun pour les marchés publics) : cette nomenclature européenne constitue un système de classification unique pour les marchés publics visant à standardiser les références utilisées pour décrire l’objet d’un marché. Vous pouvez télécharger les Codes CPV en vigueur depuis 2008 sur le site SIMAP : https://simap.ted.europa.eu/fr/web/simap/cpv
    • « Informations sur les lots » : si vous ne vous sentez pas concerné par l’objet du marché, par exemple parce qu’il implique des compétences dont vous ne disposées pas, regardez si le marché est alloti, permettant de poser une candidature uniquement sur un lot qui correspond à votre compétence. Par exemple, un marché dont l’objet est la construction, nécessitant aussi bien des compétences de maçonnerie, de plomberie, etc. peut être alloti et comporter un lot spécifique à la peinture.

Lieu d’exécution du marché :

  • « Objet » (souvent il s’agit de la section II de l’avis), sous « Lieu d’exécution » :
    certains avis notamment européen utilisent des codes NUTS pour préciser les lieux d’exécution. Le code NUTS pour la Seine-Saint-Denis est FR106.

Date limite de réception des offres :

  • « Procédure » (souvent il s’agit de la section IV de l’avis), sous « Renseignements d’ordre administratif ».

Clauses sociales ? :

  • Comme les clauses sociales peuvent prendre différentes formes (condition d’exécution, critère de choix de l’offre, objet du marché, marché réservé), leur indication ne se trouve pas toujours au même endroit des avis de marché. La manière la plus rapide de repérer les clauses sociales est d’utiliser l’option « rechercher » des navigateurs (crtl+F) avec les mots-clé : « insertion », « clause », « emploi », « sociale », « ESS » ou « Economie sociale et solidaire ».
  • Si la clause sociale est une condition d’exécution : voir « Renseignements d’ordre juridique, économique, financier et technique » (souvent il s’agit de la section III de l’avis), sous « Conditions liées au marché », puis « Conditions particulière d’exécution ».
  • Si la clause sociale est un critère d’attribution : voir « Objet » (souvent il s’agit de la section II de l’avis), sous « Critères d’attribution ».
  • Si l’insertion est l’objet du marché : voir « Objet » (souvent il s’agit de la section II de l’avis), sous « Intitulé », puis « Description succincte ».
  • S’il s’agit d’un marché réservé soit à l’IAE ou à l’ESS : voir « Objet » (souvent il s’agit de la section II de l’avis), sous « Description succincte » ou sous « Informations complémentaires ».

Montant estimé du marché :

  • Le support sur lequel vous consultez l’avis vous donne une première indication sur le montant estimé du marché (pour explication, voir le paragraphe support de publicité dans la partie « La réglementation » de cet outil). Dans l’avis même, souvent à la section I « Pouvoir adjudicateur », sous « Communication », vous trouverez des précisions sur les différents supports de publicité.
  • « Procédure » (souvent il s’agit de la section IV de l’avis), sous « Type de procédure » : autres indications sur le montant estimé du marché (pour explication, voir le paragraphe type de procédure dans la partie « La réglementation » de cet outil).
  • « Pouvoir adjudicateur » (souvent il s’agit de la section I de l’avis), sous « Type de pouvoir adjudicateur » : les procédures et le montant estimé du marché sont différents si l’acheteur est l’Etat ou un de ses établissements publics, ou une collectivité ou un opérateur de réseau (pour explication voir le paragraphe type de procédure dans la partie « La réglementation » de cet outil).
  • « Objet » (souvent il s’agit de la section II de l’avis), sous « Valeur total estimée » ou sous le détail des différents lots, parfois les montants du marché sont précisés.

Étendu du marché, durée et récurrence des commandes de prestations :

  • « Procédure » (souvent il s’agit de la section IV de l’avis), sous « Information sur l’accord-cadre ou le système d’acquisition dynamique » : vous y trouverez des précisions sur le type de contrat proposé, s’il s’agit d’un marché ordinaire, d’un accord-cadre à bons de commande, d’un accord-cadre comportant des marchés subséquents ou d’un accord-cadre avec tranches conditionnelles, ou encore si l’accord-cadre sera conclu avec un seul titulaire (mono-attributaire) ou avec plusieurs titulaires (multi-attributaire) qui se partageront selon des modalités prédéfinies le marché. Ces informations vous donnent des indications sur la récurrence des prestations, la durée et les modalités d’exécution (pour explication, voir le paragraphe type de marché dans la partie « La réglementation » de cet outil).

Après la lecture de l’avis du marché vous avez pu répondre positivement aux questions suivantes :

  • Notre structure est-elle intéressée par une collaboration avec l’acheteur qui a émis l’avis ?
  • Le lieu d’exécution du marché, correspond-il à notre territoire d’intervention ?
  • L’objet du marché, correspond-il à notre offre commerciale ?
  • La date limite de remises des offres, nous permet-elle d’élaborer une réponse dans les délais ?
  • Le montant estimée du marché correspond à notre capacité de réalisation (éventuellement en envisageant une co- ou sous-traitance) ?
  • L’étendu, la durée et la récurrence des commandes de prestation, correspondent-ils à notre stratégie commerciale ?

Pour en savoir plus sur les indications des montants estimés et l’étendu des marchés, reportez-vous à la page sur la réglementation et le paragraphe sur la pré-sélection des avis de marchés de cette page.

Les questions à vous poser avant de vous décider à répondre à un marché

Afin d’analyser la pertinence d’une réponse, il vous faut lire avec attention le dossier de consultation (DCE).

Les différentes pièces du DCE à consulter :

  • Règlement de consultation (RC) : il précise les modalités de la mise en concurrence entre les candidats. Il contient les modalités de réponse, les conditions de jugement des offres, etc.
  • Cahier des clauses administratives particulières (CCAP) : obligatoire en procédure formalisée, il détaille les modalités de facturation, de règlement, de révision des prix, de résiliation du marché, les pénalités de retard.
  • Cahier des clauses techniques particulières (CCTP) : également obligatoire en procédure formalisée, il contient la description technique du besoin.
  • Bordereau des prix unitaires (BPU) : sa structure formelle, permet parfois d’obtenir une vision plus claire sur le détail des prestations demandées.
  • Les critères de jugement des offres me permettent-ils de porter une réponse satisfaisante ?
    → voir le RC
    Les critères de sélection peuvent porter sur : le rapport qualité/prix, les moyens humains dédiés à la prestation, les moyens matériels, la méthodologie d’intervention, la cohérence du planning, mais aussi sur la démarche environnementale, les dispositions relatives à l’insertion etc.
    Le pourcentage derrière chaque critère donne des indications sur la priorité donnée par l’acheteur dans le jugement des offres.
  • Les critères de prix et, le cas échéant, les montants maximums annoncés du marché ont-ils un impact sur la proposition financière de mon offre et sa compétitivité ? 
    → voir le RC, le CCAP
  • La définition du besoin de l’acheteur public correspond-elle au savoir-faire et à la capacité professionnelle de mon entreprise ?
    → voir le CCTP et BUP
    Quels sont les points forts et les points faibles de la structure et de son savoir-faire au regard du cahier des charges ? Comment positionner sa structure face aux forces et faiblesse des concurrents sur ce type de marché ?
  • Le volume des prestations (quantités exprimées) correspond-il à la taille et la capacité technique et financière de mon entreprise ?
    → voir le CCTP et BUP
  • Le cas échéant, les demandes concernant la clause sociale correspondent-elles à l’activité sociale de ma structure ?
    → voir le CCAP
  • Les contraintes fixées (délais, pénalités, etc.) sont-elles compatibles avec la capacité technique et le plan de charge de mon entreprise ?
    → voir le CCAP
  • Est-il envisageable, le cas échéant de sous-traiter ou cotraiter une partie de la prestation ?
    Il est important de pouvoir répondre très rapidement à cette question, particulièrement en cas de création d’un GME, car il faut alors avoir suffisamment du temps pour pouvoir coconstruire une réponse commune ensemble.
  • Les conditions de variation des prix sont-elles pertinentes pour mon entreprise ?
  • La procédure prévoit-elle l’opportunité de négocier ?
    → voir le RC

A ne pas oublier : Vous avez la possibilité de demander des précisions à l’acheteur

Afin d’éviter de perdre du temps en élaborant une réponse « hors sujet », n’hésitez pas à demander des précisions via la plateforme sur laquelle vous avez téléchargé le DCE.

Plus votre réponse sera en adéquation avec la demande de l’acheteur plus vos chances de remporter un marché augmentent

Le Code de la commande publique impose un certain formalise aussi bien aux acheteurs qu’aux candidats pour garantir la transparence et l’accès à toutes les entreprises. Les différentes données et pièces ont pour objectif de permettre à l’acheteur de vérifier et d’apprécier les capacités juridiques, économiques et financières, techniques et professionnelles des candidats et de les comparer.

Par conséquent, il est essentiel de bien lire les différents éléments du DCE afin de pouvoir :

  • produire l’ensemble des documents demandés dans le RC
    Ces documents permettent à l’acheteur de vérifier que votre structure fournira les garanties techniques, professionnelles et financières permettant de mener à terme l’ensemble des prestations du marché.
  • adapter votre proposition technique, méthodologique et financière précisément sur les besoins exprimés par l’acheteur
    Le RC, le CCAP et le CCTP vous donnent des informations importantes pour savoir quelle plus-value mettre en avant.

Attention :

  • Les renseignements fournis doivent être impérativement liés à l’objet du marché.
  • Soyez rigoureux lors de la préparation de ces documents car s’ils sont mal remplis ou incomplets, votre candidature peut être déclarée irrecevable.
  • Chaque pièce du dossier doit être bien identifiée. Évitez les pièces inutiles.

Rendez votre candidature plus efficace en adaptant la présentation des éléments de candidature au processus de sélection pratiqué par les acheteurs

Chaque organisme public publiant des marchés développe ses propres procédures et formulaires sur la base du Code de la commande publique. L’analyse des offres se déroule cependant généralement selon 2 étapes semblables. A chaque étape l’acheteur procède à 2 examens distincts avant de choisir à quelle entreprise il attribue le marché. Pour en savoir plus sur la différence entre « dossier de candidature » et « dossier de l’offre », rendez-vous sur le site du Service public.

1e étape : l’analyse des « candidatures » → l’acheteur vérifie la capacité des candidats à exécuter le marché

Attention : si le dossier du candidat n’est pas complet ou s’il ne correspond pas aux exigences de l’acheteur, celui-ci peut demander des compléments d’informations, mais il peut aussi sanctionner le candidat et rejeter son offre sans prendre connaissance de la véritable offre du candidat.

  1. Pour passer le 1er examen, il faut justifier sa responsabilité juridique :
    L’acheteur analyse la responsabilité juridique du candidat, notamment en vérifiant que le candidat ne rentre dans aucune catégorie d’interdiction de soumissionner à un marché public et en s’assurant que le dossier de candidature est complet. Dans cet objectif, il visionne d’abord le formulaire de candidature (DC1 et DC2 ou formulaire de candidature propre à l’acheteur), les diverses déclarations sur l’honneur, l’extrait du Kbis ou les statuts de l’association, les attestations de régularités fiscale (datée de moins d’1 an) et sociale (datée de moins de 6 mois), etc. Voir la liste des documents à produire pour justifier sa capacité juridique sur cette page.
  2. Pour passer le 2e examen, il faut justifier ses capacités professionnelles, techniques et financières
    A cette étape, l’acheteur vérifie les chiffres d’affaires (global et spécifique au domaine d’activité faisant l’objet du marché public), la validité des assurances sur risques professionnelles. Il évalue également si les références professionnelles et les moyens (effectifs des personnels, équipement technique correspondent au besoin du marché. Voir la liste des documents à produire pour justifier ses capacités professionnelles et techniques sur cette page.

2e étape : l’analyse des « offres » → l’acheteur choisit l’offre économiquement la plus avantageuse

Au cours de cette étape, l’acheteur public a la possibilité de demander des précisions ou compléments aux candidats sous condition qu’il ne s’agit que de simples précisions ou compléments de la teneur de l’offre. A cet étape d’acheteur évalue les offres en consultant, entre autres, l’AE, le BUP, ainsi que le mémoire technique rédigé par vos soins. Voir la liste des documents à produire pour présenter son offre sur cette page.

  1. Pour passer le 1er examen de cette étape, il faut démontrer que son offre est conforme au cahier des charges du marché. 
    Attention, l’acheteur rejettera les offres incomplètes ou non conformes aux documents de la consultation (offre irrégulière), les offres qui ne respectent pas la législation en vigueur ou qui excédent les crédits budgétaires alloués au marché (offre inacceptable) ainsi que les offres sans rapport avec le besoin estimé (offre inappropriée). Le RC cependant d’un MAPA peut définir dans certains cas des dispositions spécifiques à une négociation.
  2. Pour passer le 2e examen, il faut démontrer que son offre, comparée aux autres offres, est la plus avantageuse selon les critères définies par l’acheteur
    Les critères intervenant pour la sélection des candidats sont précisés dans le RC ou dans l’avis de publicité. Voir comment présenter son offre financière et comment rédiger son mémoire technique.

L’acheteur peut concevoir librement son DCE en l’adaptant à ses besoins, tant qu’il respecte les formalités imposées par le Code de la commande publique.

Au sujet du dossier de « candidature » par exemple, beaucoup d’acheteurs proposent aux candidats d’utiliser encore les formulaires DC1, DC2 ou DC4. Depuis le 1er avril 2019 cependant, le formulaire électronique appelé DUME est censé remplacer les DC1 et DC2. Parallèlement certains acheteurs ont également élaboré leur propre formulaire de candidature. Malgré tous ces différents formats possibles, l’obligation de respecter le Code de la commande publique, permet de retrouver néanmoins à peu près les mêmes informations aux mêmes endroits.

Le candidat peut utiliser les formulaires proposés par l’acheteur dans le DCE, mais il n’est pas obligé et peut se servir d’autre formats pour transmettre les informations demandées.

Pour gagner du temps, le candidat peut par exemple réutiliser le formulaire électronique DUME (voir l’encadré ci-dessous), il devra cependant vérifier au cas par cas que toutes les informations demandées par l’acheteur sont indiquées dans son document de candidature.

Gagnez du temps en créant des dossiers de justificatifs à réutiliser pour des candidatures ultérieures

Les formalités à produire lors d’une candidature à un marché public, peuvent paraître nombreuses. La plupart cependant peuvent vous servir à des candidatures ultérieures. Certaines plateformes dématérialisés, par exemple le service DUME, permettent également aux candidats à ne plus avoir à fournir un document lorsque celui-ci a déjà été transmis à une administration (conformément au programme « Dites-le nous une fois » développé par le Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique – SGMAP). Dans tous les cas, vous gagnerez beaucoup de temps en constituant un dossier numérique que vous mettrez à jour et adapterez à chaque nouvelle candidature (chiffre d’affaires, attestation fiscale, attestation d’assurance, références…) en fonction de l’objet du marché et de l’évolution de votre activité.

Téléchargez le memo ci-dessous pour faire le point sur les différentes formalités généralement demandées lors des marchés publics et indispensables pour passer le 1er examen du « dossier de candidature » par l’acheteur.

thumbnail of Inser’Eco93-Memo-Marchés-Justificatifs juridiques – 20200417

Télécharger la liste complète

Important : demandez systématiquement un certificat de capacité au terme de l’exécution d’une prestation !

Ce certificat vous servira pour démontrer et attester de vos références en faisant état de vos réalisations et facultés techniques.

Cette démarche peut être effectuée aussi bien auprès de l’acheteur dans le cas où vous avez été attributaire du marché ou bien auprès du titulaire du marché lorsque vous êtes intervenu en tant que sous-traitant.

Téléchargez le memo ci-dessous pour faire le point sur les différentes formalités généralement demandées dans le cadre des marchés publics et indispensables pour passer le 2e examen du « dossier de candidature » par l’acheteur (voir le paragraphe « Construire sa réponse »).

thumbnail of Inser’Eco93-Memo-Marchés-Justificatifs financière technique et professionnelle – 20200417

Télécharger la liste complète

Pour se voir attribuer un marché, il faut réussir à passer le dernier examen du « dossier de l’offre », où il faut démontrer que son offre, comparée aux autres offres, est la plus avantageuse selon les critères définis par l’acheteur.

Prix unitaires ou forfaitaires : les formalités à produire ne sont pas les mêmes

  1. Prix unitaires et/ou forfaitaire
    Remplissez, datez et signez le bordereau des prix unitaires (BPU) joint par l’acheteur dans le dossier de consultation des entreprises (DCE).
    Le BUP est un document contractuel : les prix qui y sont exprimés prévalent sur toutes les autres pièces.
    Attention : si vous ne renseignez pas le BPU selon les exigences de l’acheteur, votre offre sera non recevable.
    L’acheteur commandera ses prestations sur la base des prix indiqués dans le BUP durant la durée du marché, au fur et à mesure de ses besoins et selon les quantités qu’il indiquera dans son bon de commande.
    Les prix unitaires sont révisables selon une périodicité qui est définie dans le cahier des clauses administratives particulières (CCAP).
    Le document du détail estimatif (DE) est un document non contractuel destiné à permettre à l’acheteur par exemple de comparer les prix totaux sur la base des prix du BUP, en fonction d’une estimation des quantités de commandes. Le montant total du DE correspond de fait à l’offre financière du candidat.
  2. Prix global et forfaitaire
    Remplissez le montant forfaitaire dans l’acte d’engagement (AE) et présentez en annexe la décomposition du prix global et forfaitaire (DPGF).
    Dans le cas d’un prix global et forfaitaire, l’AE constitue le document contractuel, qui prévaut sur les prix indiqués dans la DPGF.
    La DPGF liste et précise le coût des prestations qui composent le forfait (moyens mis en œuvre, temps passé par poste, etc.) et permet à l’acheteur d’évaluer la pertinence et la cohérence de la décomposition des prix. Cette décomposition peut être rendue contractuelle afin de contraindre le titulaire à respecter ses engagements et à garantir les moyens nécessaires pour la réalisation de la prestation.

Les erreurs (les plus courantes) à éviter

  • Incohérence entre le prix du BPU et du DE
  • Erreur sur le montant total du DE
  • Incohérence entre le prix de la DPGF et l’AE
  • Ligne de prix non remplie

La « variante » est une possibilité offerte aux candidats de proposer une alternative à l’offre (dite « de base »).

Le RC peut prévoir des réponses alternatives, proposées à l’initiative du candidat au marché, sur certains points techniques, administratifs ou financiers. En MAPA, sauf stipulation contraire du RC, le candidat peut présenter une variante sans répondre à l’offre de base. En procédure formalisée, elles doivent être expressément autorisées. Relisez bien les règles fixées dans le RC, ou dans l’avis de publicité, pour l’opportunité, le formalisme et le contenu des variantes que vous pourriez proposer le cas échéant.

Attention, la prestation supplémentaire éventuelle n’est pas une « variante »

L’acheteur peut prendre l’initiative de demander aux candidats de chiffrer dans son offre globale une prestation supplémentaire éventuelle, mais cela ne l’engage pas d’y donner suite.

Le memo ci-dessous à télécharger vous permet de faire le point sur les différents documents à produire pour présenter votre offre financière et le convaincre lors de son examen du « dossier de l’offre » que la vôtre est la plus avantageuse.

thumbnail of Inser’Eco93-Memo-Marchés-Présentation offre financière – 20200227

Télécharger le document

Pour faire la démonstration d’une offre technique et professionnelle en parfaite adéquation avec les besoins de l’acheteur, le candidat doit rédiger son mémoire technique en prouvant non seulement qu’il est capable de réaliser les prestations selon les exigences de l’acheteurs
exprimées dans les cahiers des charges du marché (CCAP et CCTP), mais il lui faut de plus adapter son argumentaire afin de proposer une réponse directe à la logique des priorités de l’acheteur.

Les mémoires techniques les mieux notés par les acheteurs :

  • sont rédigés en réponse directe à la logique des priorités de l’acheteur fixées dans les critères de jugement des offres dans le RC.
  • prouvent la capacité du candidat à réaliser les prestations selon les exigences de l’acheteur exprimées dans les CCAP et CCTP.
  • ont été relus et corrigés attentivement par le candidat en évitent les « copier/coller » malheureux.
  • facilitent la lecture avec une mise en forme lisible et clair…

Le memo ci-dessous à télécharger vous permet de faire le point sur les différents documents à produire dans le cadre d’une candidature à un marché public, contenant notamment une clause sociale, pour présenter votre offre technique et professionnelle.

Ce document contient un récapitulatif des pièces examinées par l’acheteur pour évaluer les capacités des candidats à réaliser une clause sociale d’un marché, ainsi que des exemples pouvant être joints ou précisés au « Mémoire technique » pour augmenter les chances de se voir attribuer un marché public.

thumbnail of Inser’Eco93-Memo-Marchés-Présentation offre technique et professionnelle – 20200417

Télécharger le document

Partager :